LE SAUSSINET

janvier 2012

n° 8

10260 Rumilly-lés-Vaudes

 

LE PATRIMOINE

    Il est la raison d’être de nos Offices de Tourisme et de nos Syndicats d’Initiative qui ont été créés pour le faire connaître à cette catégorie de personnes curieuses qu’on a l’habitude d’appeler les “touristes”.
    Quel est donc, à Rumilly, ce patrimoine ?
    Il est géologique, historique, monumental… Il concerne la flore, la faune, la démographie et bien d’autres acceptions que termine, pour la plupart, le suffixe en « -ique ».
    Le patrimoine doit être public c’est-à-dire disponible, destiné aux touristes, mais Il est aussi affaire personnelle : le tourisme que peuvent rechercher les autochtones, ceux qui veulent mieux connaître leur village. En exemples et sans ordre...
    Patrimoine géologique. La lumachelle, dite ici : pierre bleue, (avec laquelle ont été construits

le Manoir des Tourelles et l’église
Saint-Martin) a été extraite en forêt où restent ces « trous » maintenant remplis d’eau, qui en témoignent.

 

La flore. Il est bon de connaître qu’en notre forêt existe une seule parcelle dans laquelle croît la vraie bruyère. Ailleurs il s’agit de la calune, plante qui ressemble à la bruyère mais qui n’en est pas. Savez-vous une autre plante qui fleurit rose, dont le parfum est délicat, que les Anciens nommaient « marcujon » ?
Elle est particulièrement prisée des sangliers qui, de leur groin, fouillent les bas côtés de la route, en forêt, pour découvrir son tubercule à chair blanche et peau noire.

 

    L’histoire, celle des comtes de Champagne, des Templiers, en la terre de Rumilly.

    Celle aussi de Marc Maladière qui parcourut toute l’Europe, à pied, soldat de la République et de Napoléon et qui finit garde champêtre en son pays natal

        La démographie. On a pensé que Rumilly, vu l’importance de son église, avait connu beaucoup plus d’habitants qu’aujourd’hui. Il n’en est rien, comme en témoignent les chiffres ci-après :
1790 :  727 habitants
1815 :  171 feux - 623 gabellants.
(On entend par feu, une maison dans laquelle vit une famille et par gabellants les contribuables autrefois soumis à l’impôt du sel.)
1856 :  652 habitants
1881 :  595 habitants
2009 :  471 habitants.
    (La différence entre les chiffres de 1790 et de 2009 n’est pas significative.)
    La relative importance de notre église n’est due qu’à la volonté de celui qui l’a voulue ainsi, le chanoine Jean Colet.


    La faune. On fait état à Rumilly d’une forêt particulièrement giboyeuse qui fait la fortune des chasseurs (sangliers, cerfs, biches…), La chasse en plaine n’est pas à dédaigner.

 

Quant à nos monuments, combien de fois avons- nous entendu: « Je connais» ? Probablement : pas vraiment...

La géographie :
Connaître le cadastre n’est pas chose très facile. Savoir qu’il existe le “Plan Roussel” est utile pour qui cherche un renseignement.

 

  Existe aussi un patrimoine dit cultuel (qui concerne les objets du culte. ) Sans parler du tout nouveau chemin de croix qui reprend le dessin des croix de consécration des apôtres des piliers. Il faut savoir aussi qu'un calice d'argent issu de notre sacristie est exposé au "Trésor" de l'église de Chaource, en compagnie du très beau manuscrit de la Messe de Saint Clair, de Vaudes.

    Le patrimoine peut aussi être linguistique. Nos vieux mots s'oublient. L'école enseigne vocabulaire, grammaire, conjugaison et orthographe, en la langue "française" qui concourt à l'unité de notre patrie. Mais il reste le souvenir de ces anciens mots qu'employaient de moins en moins nos gran-parents, mais dont nous avons intérêt à conserver le souvenir.

     De toute façon, en notre "patrimoine", il y aura toujours quelque chose, un tout petit détail à découvrir. Comme  le petit Saint-Michel de 12 cm sculpté sur le portail de l'église. L'avez-vous remarqué ? Il est si petit qu'on ne peut le voir si on n'en connaît pas l'existence.

Au hasard de nos vieux mots :

Pou

fier comme un pou sur un tas de fumier. Comme un coq. Nous reste de ce mot, en notre dictionnaire actuel, le mot "poule"

Coulisse

C'est avec cette sorte de glissière que les tout petits apprenaient à marcher

Buires.

 

On conservait l’huile

dans ces sortes de cruches .

 

Godèle.

Une vache. On disait aussi dagorne.

Pois

On appelait ainsi, les haricots.

Palson

Latte de bois destinée à supporter le torchis des maisons de bois

Popue

Huppe.

Couyé

Etui attaché à la ceinture du faucheur dans lequel était la pierre à aiguiser la faux.

. Chazière

 

Sorte de panier d’osier sur les étages duquel étaient mis à sécher les fromages.

 

Feurler.

 

Brûler, roussir. Feurler le gouri. Pour une volaille on disait : faloter

 

Peigne à glu.

 

Outil sur lequel on passait les brins de seigle pour les débarrasser de leurs impuretés.

 

 

Le Saussinet est disponible chez le Restaurant du Manoir

15 Rte de Chaource

Rumilly-lés Vaudes

 

Une nouvelle Association est née, ouverte à tous ceux qui veulent que le patrimoine de

Rumilly soit mieux connu.

Elle a pour nom: Rumilly Histoire et Patrimoine

Son but est de mieux faire connaître Rumilly et ses Monuments,

aider à leur entretien

et participer à toute action promotionnelle en leur faveur.

 Pour la rejoindre, acceptez d’en devenir membre. 5 € minimum de cotisation 2012

S'adresser à  Jacques Daunay,  30, Rte de Nicey 10260 Rumilly.